Mercredi, 18. Octobre 2017

Techniques d'animation
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Technique d'animation

L'animation regroupe tous les films (ou séries) dans lesquels on donne vie à des objets inertes. En partant de ce principe, les facettes de l'animation sont pratiquement sans limite et aujourd'hui encore de nouvelles techniques apparaissent.


Généralités

Quels que soient les mediums et techniques utilisés pour l'animation, lors de la réalisation d'un projet, des outils communs restent.

Pour décrire le déroulement d'un film lors de son élaboration, deux outils sont indispensables :

• Le scénarimage (ou Storyboard en anglais) décrivant les plans du film un par un, par un croquis, les dialogues et quelques commentaires.

• La feuille d'exposition décrivant pour chaque plan, image par image, les décors, objets ou dessin et leur ordonnancement, ainsi que les bruitages.

Dessins Animés

Les techniques classiques les plus utilisées sont des décors peints sur papier, des personnages et objets mouvants dessinés et gouachés sur celluloïd (ou cellulos, feuille transparente d'acétate de cellulose). Mais il existe aussi d'autres techniques comme l'animation de personnages sur des feuilles de papiers, coloriés à la craie ou aux crayons de couleur comme par exemple la série d'animation JUNIOR.

L'animation peut être qualifiée de « partielle » si la transition entre les différentes images sont intentionnellement visibles ou perceptibles : les images intervalles entre les moments clés ne sont alors pas réalisées et permettent partiellement ou pas la persistance rétinienne.

Dans les années 1990, l'informatique a bouleversé les techniques traditionnelles, et aujourd'hui la plupart des dessins animés sont partiellement ou entièrement réalisés par ordinateur image par image en mode raster ou vectorielle.

Le conte des contes ( technique du papier découpé voir plus bas), de Youri Norstein ( URSS, 1979, 30 mn ), est considéré par la critique internationale comme le meilleur film d'animation ayant jamais été réalisé.

Films Parmi les longs métrages les plus célèbres :

  • • Blanche-Neige et les Sept Nains, Walt Disney (É.U. - 1937)
  • • Les Voyages de Gulliver, Dave et Max Fleisher (É.U. - 1939)
  • La Ferme des animaux, John Halas et Joy Batchelor (G.B. - 1954)
  • • La Reine des neiges, Lev Atamanov (Russie - 1957)
  • • Le Serpent blanc, Taiji Yabushita (Japon - 1958)
  • • Le Roi des singes, Wan Lai-Ming et ses frères (Chine - 1961/1964)
  • • Yellow Submarine, Georges Dunning (GB - 1968)
  • • Horus, prince du Soleil, Isao Takahata (Japon - 1968)
  • • Fritz le Chat, Ralph Bakshi (É.U. - 1972)
  • • La Planète sauvage, René Laloux (France - 1973)
  • • Le Roi et l'Oiseau, Paul Grimault (France - 1980)
  • • Nausicaä de la vallée du vent, Hayao Miyazaki (Japon - 1984)
  • • Mon voisin Totoro, Hayao Miyazaki (Japon - 1988)
  • • Le Tombeau des lucioles, Isao Takahata (Japon - 1988)
  • • Akira, Katsuhiro Otomo (Japon - 1988)
  • • Porco Rosso, Hayao Miyazaki (Japon - 1992)
  • • Pompoko, la révolte des tanukis, Isao Takahata (Japon - 1993)
  • • Ghost in the Shell, Mamoru Oshii (Japon - 1995)
  • • Princesse Mononoké, Hayao Miyazaki (Japon - 1997)
  • • Kirikou et la sorcière, Michel Ocelot (France - 1998)
  • • Mes voisins les Yamada, Isao Takahata (Japon - 2000)
  • • Mari Iyagi, Lee Sung-Gang (Corée du Sud - 2001)
  • • Les Triplettes de Belleville, Sylvain Chomet (France - 2003)
  • • Jours d'hiver, Kihashiro Kawammoto (International - 2003)
  • Tokyo Godfathers, Satoshi Kon (Japon - 20 03)


Animation en volume

Souvent déconsidérée, elle est pourtant la plus ancienne des techniques d'animation. Ses pionniers sont Ladislas Starevitch (dès 1910) et Willis O'Brien (1933). Ce dernier systématise son utilisation dans le cinéma de prises de vues réelles dans le cadre d'effets spéciaux. Cette discipline sera sans cesse améliorée par des artistes comme Ray Harryhausen (Jason et les Argonautes), Phil Tippet (Star Wars) jusqu'à l'avênement des techniques numériques. La République Tchèque (ex-Tchécoslovaquie), berceau d'une tradition séculaire de la marionnette, va particulièrement s'illustrer dans l'animation de volumes. L'école tchèque, menée par Jiří Trnka, Jiří Brdečka, Břetislav Pojar ou encore Karel Zeman dans les années 1960, engendrera des artistes majeurs du cinéma d'animation : Jan Švankmajer, Jiri Barta, entre autres. Des artistes anglais indépendants populariseront cette technique au sein de films totalement animés dans les années 1980 : Paul Berry(The Sandman), Nick Park (Wallace & Gromit), Barry Purves (Screenplay), les frères Quay (La Rue des Crocodiles) jusqu'à contaminer de grosses productions américaines, produite par un autre adepte de la "stop motion", Tim Burton et Henry Selick "coroline"

Films ( en technique d'animation en volume )

Quelques longs métrages :


Papier Découpé

Technique plus économique que celle du dessin animé, elle est très utilisée par les réalisateurs indépendants. Elle peut se diviser en deux tendances : l'animation d'éléments découpés et articulés et l'animation de dessins découpés en phases. Cette dernière approche fut celle choisie par René Laloux pour son premier long métrage, La Planète Sauvage, en 1973.

Dans l'autre tendance, on trouve quelques-uns des plus grands cinéastes d'animation actuels : Michel Ocelot, en France, et surtout Youri Norstein, en Russie, dont le film Le Conte des Contes est considéré unanimement comme « le plus grand film d'animation de tous les temps »[réf. nécessaire]. Ce dernier travaille depuis la fin des années 1980 à la réalisation d'un long métrage adapté de la nouvelle de Nicolas Gogol, Le Nez, entièrement animé avec cette technique.

Au XXIe siècle, la technique d'animation de la marionnette en papier découpé sous caméra, articulée mais animée en 2 dimensions, a trouvé un nouveau souffle grâce au numérique. Utilisée dans des logiciels plus traditionnellement consacrés au compositing ou aux contenus multimédias dynamiques, elle est choisie sur des productions où rapidité et économie de moyens s'imposent, et a donc gagné la faveur des séries télé. Dans ces logiciels utilisant un système de calques, les différents éléments de la marionnette (bras, avant-bras, buste, cuisse, etc) sont séparés et liés par des articulations virtuelles (où l'on aurait mis un fil ou une attache anglaise). La marionnette est créée une fois pour toute et réutilisée dans chaque plan.

Films ( en technique du papier découpé )

Un long métrage à retenir


Pixilation

La pixilation (de l'anglais pixilated : ivre, possédé) consiste à animer un personnage réel ou un accessoire de cinéma d’une manière impossible à filmer en temps réel (personnage qui vole, table qui se dresse toute seule), en combinant de très longs temps de pose et des prises image par image. La pixilation est une des premières techniques d’effets spéciaux, employée avant l’apparition de la superposition d’images et de l’ordinateur. Le premier film à utiliser cette technique est « Jobard ne peut pas voir les femmes travailler » (1911) d'Émile Courtet. Norman McLaren lui a donné son titre de noblesse dans son célèbre court métrage « Voisins ». En France, quelques artistes s'y sont essayés, comme Jean-Pierre Jeunet ou Jan Kounen, par exemple dans "Gisèle Kérosène".

Films ( en pixilation )

  • • Voisins de Norman McLaren
  • Les Aventures de Tom Pouce des frères Borthwick, qui mélange habilement animation de marionnettes et acteurs.
  • • Gisèle Kérosène de Jan Kounen.
  • • VROOM de BekO.
  • • Coktails, petits fours et dents pointues de Hélène Ducrocq.


Animation par Ordinateur

Les images générées par ordinateurs ont constitué une grande révolution dans le cinéma d'animation international. Considérée dès le début, et jusqu'à très récemment, comme pervertissant les fondements artistiques et artisanaux de l'animation, l'animation numérique en 3D est devenu aujourd'hui la technique la plus utilisée dans le monde. Peu coûteuse, rapide, potentiellement illimitée, elle a ouvert des champs jusque-là inexplorés tant d'un point de vue esthétique qu'économique. Cependant cette technique, aussi puissante soit-elle, a surtout démontré par ses abus qu'elle ne pouvait compenser par ses artifices l'essence même d'un film : son scénario. Ainsi une majorité des produits générés grâce à cette technique ne présente aucun intérêt.

On retiendra juste, historiquement, qu'après avoir été développées sous couvert scientifique, les images de synthèse ont intégré le cinéma sous l'impulsion d'un homme en particulier, John Lasseter. Son premier court métrage, Luxo Junior a prouvé que les images numériques pouvaient véhiculer des émotions.

Films ( en 3D )

Un long métrage référence :

Toy Story, John Lasseter (1995) Premier long métrage réalisé entièrement sur ordinateur

Lui succéderont une série de longs métrages, conçus au sein du studio fondé par John Lasseter et Steve Jobs (PDG d'Apple), Pixar Animation Studios, dont le plus récent Ratatouille confirme l'avenir florissant des images de synthèse.

Côté "court", quelques artistes sortent du lot : - le canadien Chris Landreth (Ryan) - les français Pierre Coffin et Jérôme Boulbès.

Les images de synthèse sont par ailleurs désormais omniprésentes dans les films de prises de vues réelles pour générer des effets spéciaux de plus spectaculaires et photoréalistes, voire pour en remplacer totalement les acteurs ou les décors.


Autres Techniques

D'autres techniques moins connues, issues principalement de l'expérimentation de quelques artistes indépendants existent aussi. Bien qu'elles utilisent le principe fondamental de la prise de vues image-par-image, ces techniques tendent à transcender les médiums traditionnels de l'animation, voire à s'affranchir des outils de captation des images et des sons (grattages sur pellicules de Norman McLaren) inhérents au cinéma. Il existe donc autant que techniques d'animation qu'il existe de médiums, chacun influençant ou contraignant les conditions de prises de vues, et surtout la narration même des films.


Peinture animée

La peinture animée sur papier ramène à la technique du dessin animé. En revanche la peinture sur verre est une approche tout à fait singulière car elle permet des effets visuels, des esthétiques fortes, des variations de profondeur de champs et d'éclairages presque infinies. Elle impose toutefois que chaque image soit éphémère, une image disparaissant après avoir été filmée au profit de la suivante et ainsi de suite.

Quelques artistes majeurs :

Alexander Petrov, cinéaste russe passé maître dans l'adaptation d'œuvres littéraires : Le Rêve d'un homme ridicule, Le vieil Homme et la mer, La sirène.

En France, Florence Miaihle représente presque à elle seule cette discipline remarquable.


Mixité

Les cas de mélange de techniques d'animation sont nombreux et pour certains très anciens. Ladislas Starewitch combinait dans les années 1920 acteurs et marionnettes animées. Les studios Disney ont très vite saisis l'intérêt de mixer personnages dessinés et acteurs (Fantasia, Les Trois caballeros, Mary Poppins, ...) jusqu'à l'inévitable Qui veut la peau de Roger Rabbit, paroxysme de l'animation mixte.

 

source : Wikipédia, l'encyclopédie libre ( article modifié )

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Mise à jour le Mardi, 16 Mars 2010 22:38
 

Commentaires  

 
+2 #1 MEZACHE 2017-04-02 15:32 C'est doux c'est vrai c'est humain

Oui oui je parle de vous de vos écris de votre partage de votre savoir votre empathie et de votre gratitude
merci d'exister d’être algérien et d’être a la hauteur de votre ambition
Un désir ardent est juste et se réalise quand on le porte dans son cœur et dans son ressenti comme vous le portez
Pour moi il est juste le temps est juste
Je vous souhaite une belle vie dans la réalisation de vos rêves
…et si je peux en quoi que ce soit y contribuer alors je n'aurais pas vécu pour rien
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